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Atouts et limites de la "gentillesse" en management 🧐

Imaginez : ĂȘtre « gentil » coĂ»te que coĂ»te, c'est Ă  dire empĂȘcher toute recherche de responsabilitĂ© afin de ne pas heurter la sensibilitĂ© de celui ou celle qui aurait mal fait son travail.

Toutefois, la pression augmente sur les collaborateurs qui sont en contact direct avec la réalité (plaintes des clients, commandes non reçues, etc.).

Dans un monde manichĂ©en, celles et ceux qui soulignent les dysfonctionnements sont immĂ©diatement stigmatisĂ©s comme « pas gentils » et ostracisĂ©s. Jusqu'Ă  faire peser le risque de dĂ©sengagements, voir de burn-out ... đŸ„ș

▶ Alors, pourquoi ĂȘtre "gentil" a ses limites :

> Afficher sa gentillesse : une forme de mépris ?
Cela peut ĂȘtre une façon de signifier que la personne ne compte pas pour nous, qu’au fond nous ne respectons pas son point de vue ou son travail, et/ou que la mĂ©diocritĂ© ne nous affecte pas au point de nĂ©cessiter une critique.

Au contraire, la critique est une marque de respect : faire attention aux choses, comment elles fonctionnent, ce qu’elles produisent, ce que nous ressentons. Mentionner ce qui est imparfait, c'est aussi respecter et faire des remarques constructives.

> La gentillesse affichée abime le collectif
Lorsque la critique est difficile ou impossible, le collectif s’enfonce dans le mensonge et l’hypocrisie.

La critique constructive est un moyen pacifique de rĂ©guler le collectif pour lui permettre de persĂ©vĂ©rer dans son ĂȘtre et de progresser. Avec l’absence de critique, les possibilitĂ©s d’amĂ©liorations disparaissent. Et pour peu qu'on applique les accords toltĂšques, tout va bien. #paroleimpeccable #ne rienprendrepersonnellement

🔍 Comment faire ?
Se mettre d’accord sur la façon de vivre ensemble malgrĂ© nos dĂ©saccords.

L'objectif étant le débat constructif permettant le compromis.

Il ne s’agit donc pas d’ĂȘtre gentil, car cela revient Ă  l’éviter, mais d’y ĂȘtre honnĂȘtement engagĂ©. C’est peut-ĂȘtre ça, la vraie gentillesse, ĂȘtre vrai et Ă  l'Ă©coute.

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